Le collodion, ou collodion humide est un procédé photographique apparu au milieu du 19ème siècle et pratiqué jusque dans les années 1870.

Ses caractéristiques permettent la réalisation d’images photographiques d’une grande qualité et dont la finesse du grain et la richesse dans les nuances de gris impressionnent aujourd’hui celui qui observe une photo au collodion.

Ce procédé appelé aussi « collodion humide » présente la particularité de devoir être préparé, exposé, puis développé en un temps très court ; en effet une fois sec, le négatif ne peut plus être développé. Ainsi entre la sensibilisation du négatif et son développement, il faut agir vite (environ un quart d’heure).

Pour résumer la phase technique de ce procédé simple et complexe à la fois : des sels sont dissouts dans de l’alcool puis sont ajoutés au collodion officinal. Ce mélange photosensible va ensuite être coulé sur une plaque de verre, elle-même sensibilisée dans une solution de nitrate d’argent. La plaque sera exposée au moment de la prise de vue puis développée à l’aide d’une solution au sulfate de fer avant fixation de l’image.

Depuis quelques années, le procédé utilisé par quelques passionnés avertis aux 4 coins du monde, répond à une recherche d’authenticité ainsi qu’à une certaine éloge de la patience. En effet, les nombreuses étapes, quelquefois ingrates comme le nettoyage intensif et long de tout le matériel, l’apprivoisement des chimies, la rigueur apportée à chaque étape demandent un long apprentissage et de très nombreux essais, mais permettent aussi au bout de nombreuses tentatives, la réalisation de portraits uniques et intemporels.