Je suis photographe de métier utilisant dans le cadre de mon travail la technologie numérique.
Lorsque j’ai débuté la photo, et passé mon CAP en 1996, il n’était pas encore question de numérique, ni même pendant mes premières années d’assistant photographe autour de 2001. Nous réalisions des essais à l’aide de supports Polaroid, avant de shooter les photos définitives à l’argentique.

J’ai gardé de ces années de pratiques argentiques une passion pour la photographie artisanale, la chambre noire, l’odeur des chimies.

Lorsque j’ai découvert il y a quelques années ce procédé photographique ancien appelé Collodion ou Collodion humide et son rendu si particulier et si extraordinairement précis, j’ai cherché à m’initier auprès de passionnés la pratiquant déjà. C’était en 2012 et depuis j’ai le matériel du parfait petit chimiste, un labo mobile qui me permet de pratiquer à peu près où je le souhaite, des chambres photographiques uniquement dédiées à cette pratique et je n’ai cessé de pratiquer, de tester de nouvelles combinaisons chimiques, avec bien des déceptions et des déconvenues, mais aussi tout au bout de ces essais, des ravissements pour moi et la personne que je photographie.


Aujourd’hui je souhaite partager cette pratique aux extrêmes du numérique en invitant celui qui le souhaite, à faire son portrait au collodion, à entrer dans mon labo, à lui montrer le coulage du collodion sur sa future plaque et à lui faire découvrir ce moment magique où sous le fixateur, la photo passe du négatif au positif.


Dans l’ère du consommable à tout-va, des milliers de clichés échangés chaque seconde sur les réseaux sociaux, le petit quart d’heure passé à nous replonger au milieu du 19è, vous laissera un souvenir unique et concret, un objet inaltérable à garder, à exposer et à transmettre.